Her

Je regarde beaucoup de films en un mois. J’ai donc décidé de faire un article à chaque coup de coeur et le reste sera dans le bilan du mois. C’est parti !

Her

Her est sorti en mars 2014 chez nous.  Il a été réalisé par Spike Jonze ( Dans la peau de John Malkovich, Max et les Maximonstres ) et a récemment remporté le l’Oscar du Meilleur Scénario. J’ai pris une grosse claque. La relation qui peut ressortir entre une intelligence artificielle et un être humain m’intéressait grandement. Joaquin Phoenix est un acteur que j’aime beaucoup et qui s’est toujours complètement investi dans ses rôles. Il est entouré d’Amy Adams ( pour qui j’ai un véritable coup de coeur depuis peu ), Rooney Mara, Olivia Wilde et Scarlett Johansson. Les musiques sont d’Arcade Fire et je dois vous avouer qu’elles ne m’ont pas transporté plus que ça. Je suis en train de les ré-ecouter en même temps que j’écris cet article et je dois dire qu’elles collent parfaitement à l’ambiance du film.

L’histoire futuriste est dramatique et belle. En 2025, à Los Angeles, Theodore travaille pour un site web qui rédige des lettres pour des inconnus. On rentre tout de suite dans le vif du sujet. Pas de papier. Que des écrans. Quelqu’un s’occupe de tout à votre place même si c’est intime. En instance de divorce, Theodore est déprimé et seul. Il décide de s’acheter l’OS1, un système d’exploitation où une intelligence artificielle va lui tenir compagnie. Cela ne vous rappelle rien ? J’ai été la première à trouver cela chouette quand Siri est sorti. Mais Spike Jonze a poussé cela plus loin que tous le monde. Et si ces intelligences artificielles pouvaient avoir des sentiments ? Des envies ? Des émotions ? N’allez pas croire que c’est du déjà vu. C’est au-delà de ce qu’on peut imaginer.

herLe décor m’a intrigué. On se retrouve dans une ville futuriste mais chaque fois que Theodore était en déplacement, dans le train ou devant ses baies vitrées donnant sur la ville, je cherchais. Je cherchais les fonds verts, les décors qui auraient montré cette ville futuriste. Je ne voyais rien. Parce qu’il n’y a rien. Très peu de grattes-ciels ont été ajoutés et certaines enseignes lumineuses changées. Le fond vert a également été utilisé pour le jeu vidéo auquel joue Theodore mais c’est tout. J’ai été agréablement surprise. Spike Jonze a cherché des décors réels pour que cette histoire se rapproche encore plus de nous dans le temps.

herJe ne sais pas par où commencer pour vous donner mes réelles impressions. Au-delà de la relation virtuelle qui existe entre Samantha l’OS et Theodore, c’est la relation humaine qui est remise en cause. Ce n’est pas la relation entre une machine et un humain qui est critiqué mais bien celle d’un humain et un autre humain. Si Theodore en arrive à là c’est qu’il n’a pas ou plus le choix. Il arrive à un stade de sa vie où tout va trop vite et de toute façon, à part ses écrans, il n’a pas d’autre échappatoire. Il n’existe pas de livres dans le monde dans lequel il vit. L’omniprésence de sa femme l’empêche d’avancer et de voir une autre femme. Tous ses souvenirs qui refont surfaces sont source de joie et de peine. ll se rend compte que l’être humain est trop complexe pour vivre à deux. Il tombe alors sur cette société qui propose tout mais sans la dimension physique. Sans la confrontation réelle aux problèmes du quotidien. Il est séduit, enchanté de parler et de vivre au quotidien avec une voix qui le rassure, l’encourage. Seulement le film va dans les deux sens. Il y a aussi Samantha l’OS qui savoure cette relation et cela change. Elle se rend compte qu’elle aimerait avoir cette relation physique. Plus la relation avance et plus cette abscence physique crée un problème entre les deux personnages mais également autour d’eux. Certains acceptent et d’autres non. C’est un peu le serpent qui se mort la queue. Les dialogues sont nets, précis. Magnifiques et sûrement improvisés par moment. Joaquin Phoenix est touchant par son histoire, sa façon d’agir et ses sentiments. On prend pitié plus de cette Samantha qui commence à éprouver réellement quelque chose pour Thedore lorsqu’elle est évolue mais tout en sachant pertinemment qu’elle ne sera rien de plus qu’une machine. Je ne sais pas comment vous donner envie de le voir en balayant vos préjugés déjà vu sur les intelligences artificielles. C’est autre chose. C’est beau, vrai. Spike Jonze met en avant le fait que nous sommes humains et que nous devrions nous re-concentrer sur les autres humains qui nous entourent plutôt que de chercher à tout prix la facilité à travers nos écrans d’ordinateur. La fin est magique, triste et un peu tragique comme s’il voulait mettre en avant ce qui nous attend. Evidemment que l’évolution est une aide mais à quoi bon si c’est pour en oublier l’essentiel ? Plutôt que de vouloir éviter les problèmes humains entre deux personnes, les gens se tournent vers quelque chose d’irréel et de non palpable. Triste vie.

10/10

Une réflexion sur “Her

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